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Lettre du Président

 

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a le plaisir d’organiser le colloque

« La communication dans les stratégies de gestion des risques »

le 18 et 19 Novembre 2007 à la salle Ali Maachi de la SAFEX Pins Maritimes d’Alger au cours de la tenue du Salon International de la Sécurité de l’Entreprise et de son Environnement -SEE 2007.

La communication sur les risques s’est développée plus à partir de l’analyse des risques, qu’à partir du domaine de « la communication » comme tel. De fait la communication ne s’appuie que partiellement sur les principes de la théorie de la communication

Les communications sont différentes que l’on s’adresse à des collaborateurs au sein d’une entreprise ou à des habitants autour d’installations dangereuses ou à des citoyens. Les messages sont différemment conçus selon les supports utilisés et l’impact recherché.

Les perceptions et non plus la perception des risques par le public sont en constante mutation et il faut admettre que les méthodes conventionnelles utilisées pour engager les collaborateurs d’une entreprise, les citoyens dans la sensibilisation aux risques ne sont pas toujours efficaces et ne sont plus perçues comme les meilleures ni les seuls moyens ou vecteurs de communication
L’évolution de la communication des risques est passée d’un mécanisme à sens unique à une approche interdisciplinaire. Elle est devenue un domaine nouveau et complexe :

- Comment arriver à un échange significatif entre une source et une cible ?

- Un modèle efficace de communication des risques est-il celui qui doit concilier les points de vue des scientifiques, des managers, du public et des politiciens pour parvenir à une vue commune des risques ?

On parle de « société du risque » qui tend à être simultanément une « société de la connaissance et de l’information », où les citoyens sont plus instruits et disposent d’un plus grand accès à l’information. Faut-il considérer qu’un public mieux informé et plus instruit est plus porté à accepter « l’info » sans la remettre en question ?

Les médias jouent un rôle d’importance dans la communication des risques et la formation de l’opinion du public.

Les organes d’information (presse, radios, télé, Internet,..) rapportent quotidiennement des cas de rebellions de citoyens. Nous constatons qu’un vide se creuse entre les pouvoirs publics et les citoyens portant à croire que ces institutions ne sont pas en phase avec les valeurs et les intérêts de ces citoyens. La déférence envers l’autorité commence à s’éroder. L’absence de communication en est la cause.

L’enjeu est de ne pas réduire le public à un simple objet d’étude, à l’intérieur d’un domaine du savoir, mais de le considérer comme un acteur de fait de la gestion des risques et des études de perception des risques. Les attitudes du public sont un aspect d’importance de la gestion des risques. Le public ne se réfère pas systématiquement à une catégorie du savoir pour assimiler le message et prendre position.
Comment actualiser cette relation avec les citoyens ? Comment répondre à l’attente des citoyens qui se réclament d’une « société du savoir » par une communication efficace ?
Le rôle des médias dans la communication des risques et la formation des opinions du public est-il :

- Source d’information qui aide à se faire une opinion sur les risques : perception

- Perception

- Contribue à créer un sentiment d’urgence ou suscite psychose et discrédit,

- Rôle d’éducateur ou contribue à ralentir l’analyse raisonnée des risques,

- Couverture médiatique et évaluation des risques : Amplification sociale ?

La communication des risques est caractérisée par trois aspects principaux :

- L’information (changer les connaissances)

- La persuasion (changer les attitudes et les comportements) et

- La consultation.

L’absence de la communication ou une piètre communication conduira presque certainement à l’échec de la gestion efficace des risques.

Le concept de confiance, lié à celui de la crédibilité, est un facteur déterminant du succès de toute forme de communication. Il est, dit-on « difficile à acquérir, fragile une fois gagné, facile à perdre et difficile à regagner »

Les échelles de valeurs façonnent les attitudes générales à l’égard du risque et se combinent à d’autres facteurs, comme des « facteurs de craintes », pour déterminer le mode de réactions des particuliers au risque.

En matière de communication des risques avec le public, le postulat retenu est de considérer le public en tant qu’acteur à part entière de la gestion des risques. La part la plus évidente de son rôle, à travers notamment des manifestations de rejets, des demandes de réparation, ne doit pas masquer une influence plus profonde, pouvant se traduire par des impacts sur les décisions d’intérêt collectif (allocation de ressources, arbitrage de projets, détermination de priorités).

Tous les facteurs de la communication des risques seront évoqués pour parfaire votre stratégie de communication qui est l’expression de votre stratégie de gestion des risques.

A bientôt à Alger

Mr Lotfi Halfaoui

Président du COGERIS’07

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